Récits
Sunulife · lun. 29 juin 2026 · 2 min de lecture
Jacob Zuma et l'ombre du chaos : quand la xénophobie sud-africaine se cherche un guide

En Afrique du Sud, la fièvre xénophobe a trouvé un nouveau foyer. Dans les rues poussiéreuses de Durban et de Johannesburg, des groupes de manifestants traquent les ressortissants étrangers, accusés de voler des emplois et de profiter des maigres ressources de l'État. Mais cette fois, les émeutes ne sont pas spontanées. Elles portent la marque d'une main politique — et celle de Jacob Zuma, l'ancien président, plane au-dessus du chaos. Son parti, l'uMkhonto weSizwe (MK), est pointé du doigt par les autorités pour avoir tissé des liens avec les organisateurs des manifestations. Que vous soyez à Paris, Montréal ou New York, le schéma vous est familier : un leader populiste, acculé par la justice, qui attise les tensions pour rester pertinent. Zuma, condamné pour outrage à la cour en 2021, n'a jamais vraiment quitté la scène. Aujourd'hui, il instrumentalise la colère des townships, là où la pauvreté et le chômage font des étrangers des boucs émissaires faciles. Les services de sécurité sud-africains, eux, retiennent leur souffle. Juillet 2021 est encore dans toutes les mémoires : plus de 350 morts, des centaines de commerces incendiés, un pays au bord de la guerre civile. Les mêmes ingrédients sont réunis : une économie à genoux, un État fragile, et des orateurs qui promettent de « rendre le pays aux Sud-Africains ». La différence ? Cette fois, le spectre de Zuma est plus présent que jamais, et ses partisans, organisés, ne cachent pas leurs intentions. Pour la diaspora sénégalais





