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Récits

Sunulife · mer. 8 avr. 2026 · 2min de lecture

Les années de tendresse : comment la poésie a sauvé un cœur brisé à Lagos

Les années de tendresse : comment la poésie a sauvé un cœur brisé à Lagos

Lagos, à l'aube. La ville respire encore lentement, mais déjà les klaxons commencent leur symphonie cacophonique. Dans un petit appartement du quartier de Surulere, Tunde regarde par la fenêtre, les yeux rougis par une nuit sans sommeil. Sur son bureau, un livre ouvert : "The Years of Blood" d'Adedayo Agarau. Les pages sont usées, les marges couvertes d'annotations tremblantes. Il y a six mois, Tunde ne lisait pas de poésie. Il était ingénieur, rationnel, cartésien. Puis la vie a frappé, comme elle le fait souvent à Lagos : brutalement, sans prévenir. Sa rupture avec Amara l'avait laissé vide, comme une coquille abandonnée sur la plage de Bar Beach. Les mots manquaient pour décrire cette douleur qui semblait s'installer dans ses os. Un soir, errant dans une librairie du quartier d'Ikeja, ses doigts avaient frôlé la couverture du recueil. "The Years of Blood". Le titre l'avait attiré comme un aimant. Il avait acheté le livre sans vraiment savoir pourquoi. Les premiers poèmes l'avaient frappé comme des coups de poing. Agarau parlait de perte, de mémoire, de ces cicatrices invisibles que nous portons tous. "Chaque blessure est une langue qui attend d'être parlée", avait écrit le poète. Tunde avait pleuré pour la première fois depuis des semaines. Ce n'étaient pas des larmes de désespoir, mais de reconnaissance. Quelqu'un, quelque part, comprenait. C'est alors qu'il avait vu l'annonce sur les réseaux sociaux : un atelier d'écriture organisé par Action Xtreme en partenariat avec N

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