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Perspectives

Oumou Wane · sam. 25 janv. 2025 · 2min de lecture

Ni ethnie, ni statut : tous égaux devant la justice dans l’affaire Farba Ngom

Ni ethnie, ni statut : tous égaux devant la justice dans l’affaire Farba Ngom

Jusqu’à preuve du contraire, nous vivons toujours en démocratie. Pourquoi alors ce battage médiatique dès qu’il s’agit, dans le cadre d’une enquête préliminaire, de permettre à un député d’être entendu par la justice, comme n’importe quel autre citoyen ? Cela afin de répondre aux questions des enquêteurs et de confirmer son innocence ou sa culpabilité. Qu’y a-t-il de choquant à ce qu’un parlementaire, en l’occurrence le député Farba Ngom, soit appelé à répondre devant la justice à des suspicions, dès lors que toutes les étapes de la procédure légale sont respectées ? Rappelons les faits : le garde des Sceaux, maître Ousmane Diagne, saisi par le Parquet financier, a adressé une demande à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Cette demande intervient dans le cadre d’une enquête sur des activités suspectées de blanchiment de capitaux, dont la valeur est provisoirement estimée à plus de 125 milliards de francs CFA. Suite à cette procédure, l’Assemblée nationale, lors de la séance plénière du vendredi 24 janvier 2025, a décidé de lever l’immunité parlementaire de ce député, proche de l’ancien président Macky Sall. Dès lors, pourquoi tout ce tumulte ethnico-politico-médiatique ? Farba Ngom aura l’opportunité de répondre devant la justice, et il sera possible, un jour, de déterminer s’il est coupable ou innocent des accusations graves portées contre lui. Avec tout le respect que je dois à maître Aïssata Tall Sall, il est essentiel de rappeler