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Perspectives

Babacar Korjo Ndiaye · sam. 8 févr. 2025 · 2min de lecture

Birame Souleye, un ministre en roue libre et l’art du faux pas magistral (opinion)

Birame Souleye, un ministre en roue libre et l’art du faux pas magistral (opinion)

Notre ministre possède un talent rare : celui de toujours dire ce qu’il ne faut pas, au moment où il ne faut pas, avec une assurance qui force l’accablement. Bientôt, il ne lui restera plus que son miroir pour l’écouter sans grimacer. Il faut dire que notre ministre a un talent. Un talent rare. Celui de toujours prononcer ce qu’il ne faudrait pas, au moment le moins opportun, avec une assurance qui force le respect… ou plutôt l’accablement. Il parle, et c’est comme un bulldozer sans frein sur une route semée de nids-de-poule : ça cahote, ça cogne, et ça finit toujours en sortie de route. Gaalu njoobeen du teer ! Sa dernière prouesse ? En réponse à ceux qui affublent les militants de son parti du qualificatif de salafistes (dans son acception la plus explosive), il a eu cette illumination : « Ma mère est la fille du vénéré Aladji Ahmad Ndieguene. Comment pourrait-elle enfanter un salafiste ? » Voilà donc la nouvelle génétique ministérielle : une bonne mère ne peut engendrer un mauvais fils. Au-delà de l’étrange biologie qu’il nous propose, le message est limpide : si vous êtes salafiste, c’est que votre mère a raté son coup. Un bel hommage aux valeurs familiales… mais un petit scandale pour la communauté salafiste du Sénégal, qui appréciera sûrement d’être reléguée au rang d’« erreur maternelle ». Bon Xataraayu ! Mais ce n’est pas la première fois que notre ministre brille par sa finesse oratoire. Rappelez-vous : en pleine euphorie post-électorale, il a jugé bon de rappeler au