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Perspectives

Moussa Kamara · sam. 23 nov. 2024 · 2min de lecture

Politique et déception : d'espoir en désillusion au Sénégal

Politique et déception : d'espoir en désillusion au Sénégal

Les positions que je prends à l'égard des politiciens, plutôt politiciens opportunistes, me feraient apparaître, pour certains, comme un fervent critique de ces derniers. J'aime la politique, mais seulement lorsqu'elle est exercée par des hommes et des femmes de valeur. Je ne dis pas que ce genre de personnes n'existe pas, mais tout semble indiquer qu'elles sont complètement noyées par la masse des politiciens opportunistes. Leurs voix, si tant est qu'elles résonnent, se perdent dans le vacarme des masses. Regardez ce qui s'est passé dans cette région reculée du pays. Ils offrent un moulinet de détergents et attendent en retour un vote massif pour leur parti. Ce genre de transaction me révolte. Comme l'achat de voix ou de cartes, autrefois dénoncé et peut-être toujours d'actualité. Une personne capable de poser un tel acte n'hésitera pas à faire pire. Depuis que nous observons les politiciens de ce pays, nous en avons côtoyé et observé beaucoup. Mais de tels actes en 2024, bien que non surprenants, nous affligent énormément. J'ai parcouru au moins trois fois le Sénégal, aux côtés du PDS, et la plupart des figures importantes de ce parti me sont familières. Depuis l'époque de feu Fara Ndiaye, Boubacar Sall, Serigne Diop, Idrissa Seck, Ousmane Ngom, et J. P. Diaz, pour ne citer qu'eux. Beaucoup se sont étonnés de ne pas me voir accompagner Me Wade au Palais. Le chef du parti avait voyagé en France avec une liste de fournitures établie par mes soins. À son retour à Dakar, j'ai c