Perspectives
Seydina Bilal Diallo · mer. 5 févr. 2025 · 2 min de lecture
L'opposition sénégalaise face au défi du nouveau régime

Le nouveau régime jouit d’une légitimité incontestable, matérialisée par ses victoires spectaculaires à la présidentielle de 2024 et aux législatives anticipées qui ont suivi. Depuis, il est difficile pour l’opposition de revenir au-devant de la scène politique. Aujourd’hui, elle est obligée de faire bloc ou de disparaître. Il faut avoir beaucoup de cran pour affronter le nouveau régime incarné par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Ces derniers jouissent d’une légitimité incontestable avec pratiquement 55 % de l’électorat sénégalais. Aimés par les masses populaires, les leaders patriotes ont une bonne assise politique sur toute l’étendue du territoire. Il serait donc extrêmement difficile pour des systèmes de contrepouvoir de les discréditer aux yeux de l’opinion. Tout simplement parce que les gens leur accordent un délai de grâce. Mieux, ils n’ont pas encore commis d’erreurs monumentales et impardonnables. Tout ceci étant, l’opposition aura du mal à faire vaciller l’actuel régime. La preuve : aux dernières élections législatives, une large coalition de l’opposition a vu le jour avec des partis comme l’APR et Rewmi. Cette plateforme, appelée « Bloc des Libéraux et Démocrates » (BLD) - Takku, était composée de 40 membres, principalement des partis et autres mouvements issus du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). À noter que celui-ci n’en faisait pas partie. La stratégie de l’opposition à l’époque consistait à créer des blocs d’opposition au gouvernement : d’abord idéolo





