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Perspectives

Mohamed Mbougar Sarr · jeu. 4 juin 2026 · 1min de lecture

Ce mandat, je regrette de le dire, est déjà quasi-perdu

Ce mandat, je regrette de le dire, est déjà quasi-perdu

Tout me paraît médiocre et sans hauteur. Tout me paraît surtout, et c'est le plus dramatique, sans imagination. Le pays continue de hoqueter à force d'avaler, chaque jour, une nouvelle couleuvre .

Ce que j'observe depuis quelques mois au sommet de l'État sénégalais relève bien de la politique, mais de la veine, alors, la plus boulevardière qui soit ; et j'en rirais sans frein si je ne me rappelais, au milieu de ce rire doublement jaune (dents de Njaaréem...), que ce mauvais théâtre, quelles qu'en soient les coulisses, produit des effets concrets et consternants sur un pays, son peuple, son économie, sa crédibilité. Je vais le dire un peu brutalement : tout me paraît médiocre et sans hauteur. Tout me paraît surtout, et c'est le plus dramatique, sans imagination.