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Perspectives

Manipulations électorales au Sénégal : condamnations, fraudes et menace sur la démocratie (les silences frauduleux de Diomaye)

La condamnation de Moustapha Diakhaté pour avoir dénoncé la rétention d’un avis constitutionnel par Bassirou Diomaye Faye illustre des manipulations électorales récurrentes au Sénégal. Ces pratiques, incluant reports frauduleux et rétention d’informations, visent à affaiblir l’opposition et menacent la démocratie en consolidant le pouvoir en place.

Abdou Aziz Diop (avec raQtaQ)mar. 24 déc. 20242min de lecture
Manipulations électorales au Sénégal : condamnations, fraudes et menace sur la démocratie (les silences frauduleux de Diomaye)

La condamnation du leader politique et éveillant les consciences, Moustapha Diakhaté, à deux mois de prison ferme pour des accusations inexistantes dans la jurisprudence mondiale ne peut s'expliquer que par la dénonciation de la dissimulation par le chef de l’État d’informations d’intérêt général obtenues du Conseil constitutionnel. Ces informations sont d'une importance capitale, nécessitant leur divulgation immédiate après réception, afin de permettre à tous les citoyens et justiciables sénégalais de se préparer équitablement sur des questions cruciales liées à leur souveraineté, telles que les avis des juridictions supérieures concernant l’organisation des élections. Suite à un avis du Conseil constitutionnel sur la tenue des dernières élections législatives anticipées, Bassirou D.D. Faye a attendu 64 jours avant de se conformer à l’injonction de diffuser le contenu de cet avis aux acteurs politiques et à l’opinion publique. Cet acte frauduleux du chef de l’État visait à accorder illégalement à sa faction politique un avantage indu sur un bien commun qu’il avait juré de respecter lors de sa prestation de serment le 2 avril 2024. Récidiviste, voire bientôt multirécidiviste, Bassirou D.D. Faye, selon le journal LiiQuotidien du 23 décembre 2024, aurait déjà consulté le Conseil constitutionnel concernant l’organisation des élections locales anticipées en 2025, obtenant même un avis favorable des sages. Comme pour les législatives anticipées désormais derrière nous, la rétentio

Discussion

Comment le silence des institutions et la répression de l'opposition au Sénégal reflètent-ils une dérive autoritaire qui menace les fondements de la démocratie en Afrique ?