Récits
Sunulife · sam. 4 juil. 2026 · 2 min de lecture
Alexandra, le township qui tremble : quand la xénophobie sud-africaine frappe à nos portes
Le jeudi 30 juin, dans le township d’Alexandra, au nord de Johannesburg, un jeune homme a perdu la vie. Pas dans un fait divers ordinaire, mais en marge de ces grandes manifestations anti-immigration qui embrasent l’Afrique du Sud depuis plusieurs semaines. L’organisation ‘March and March’ promet de battre le pavé chaque jeudi jusqu’aux élections municipales de novembre. Et dans les ruelles poussiéreuses d’Alexandra, la peur, elle, ne prend pas de congé. Pour nous, Sénégalais et Africains de la diaspora, que vous soyez à Paris, à Montréal ou à New York, ces images heurtent. Elles rappellent que la xénophobie n’est pas un concept lointain, mais une réalité qui peut surgir là où on s’y attend le moins — dans un pays frère, sur une terre qui fut pourtant un refuge. Alexandra, avec ses maisons en tôle et ses artères vibrantes, est un microcosme de cette tension : des commerçants étrangers tiennent boutique depuis des années, leurs enfants vont à l’école avec des Sud-Africains, et pourtant, un mot de trop, une rumeur, et tout peut basculer. Les autorités sud-africaines restent sur le qui-vive, mais la méfiance est déjà là, tapie dans les regards. Les habitants d’Alexandra — ceux qui sont nés là, ceux qui y ont immigré — racontent la même chose : la peur de sortir, la peur d’être pris pour cible. Un climat que nous connaissons, nous autres de la diaspora, quand l’actualité soudain nous rattrape et que notre identité devient un fardeau. Cette nouvelle poussée xénophobe n’est pas un





