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Perspectives

Sidy Diop, Seneplus · ven. 3 janv. 2025 · 2min de lecture

Sénégal : « aucune rupture n’est possible dans un environnement de corruption endémique. »

Sénégal : « aucune rupture n’est possible dans un environnement de corruption endémique. »

Cette déclaration reflète l’ampleur du défi auquel le président de la République est confronté depuis sa prise de fonction. La lutte contre la corruption s’impose comme un enjeu majeur de sa gouvernance, martelée à travers ses discours et érigée en priorité stratégique pour l’année à venir. Toutefois, il est bien conscient que les discours et les bonnes intentions ne suffisent pas à bousculer les habitudes enracinées. C’est pourquoi il a décidé de donner davantage de consistance à cet axe central de son action politique. Des réformes législatives ambitieuses Les quatre lois sur la transparence et la bonne gouvernance, qui seront prochainement soumises à la représentation nationale, visent à renforcer ce combat. Ces textes portent sur : - La protection des lanceurs d’alerte. - La réforme de l’organe de lutte contre la corruption. - L’accès à l’information. - La déclaration de patrimoine, étendue à tous les agents de la fonction publique, sans exception. La généralisation de la déclaration de patrimoine constitue une avancée notable, bien que la tâche soit immense. Cette mesure illustre la volonté du président de placer la lutte contre la corruption au cœur de sa gouvernance. Un combat de longue haleine Depuis plusieurs années, le Sénégal est confronté à des scandales de détournements de fonds et de malversations publiques. Bien que des efforts aient été déployés, notamment avec la création de l’Office National de Lutte contre la Corruption (OFNAC) en 2012, la persistance de pr