Perspectives
Cherif Diop · sam. 11 janv. 2025 · 2 min de lecture
Pastef : le dilemme des militants bigots

Dans un contexte où le Sénégal expérimente une nouvelle alternance politique, Pastef se retrouve face à un dilemme inédit : composer avec une frange de militants aux positions radicales, devenus un contre-pouvoir informel. Entre loyauté envers ces gardiens autoproclamés du Projet et la préservation des institutions républicaines, Ousmane Sonko et son gouvernement naviguent en eaux troubles. Dans cet article incisif, Chérif Diop explore les enjeux de cette contestation interne et l’impact des réseaux sociaux, entre autres. Un contre-pouvoir d’un nouveau genre La troisième alternance au Sénégal fait face à une opposition d’un type inédit. Si la légitimité du pouvoir découle de l’élection, son exercice s’appuie également sur des mécanismes complexes de gouvernance. Dans ce cadre, le lancement imminent de la plateforme Ligeeyal sa Reew – permettant à chaque citoyen de postuler à des postes publics compétitifs – contraste fortement avec les critiques acerbes contre la nomination de personnalités non affiliées à Pastef ou perçues comme ayant critiqué le Projet. En République, tous les Sénégalais, quelles que soient leurs origines ou opinions, ont leur place, sauf ceux prônant des idéologies ethnicistes ou séparatistes. Les autorités doivent impérativement éviter les dérives communautaristes qui mèneraient le pays vers un gouffre dangereux. Pourtant, certains sympathisants bigots de Pastef revendiquent leur désaccord au nom de la démocratie. Cette opposition interne, bien que parfoi





