Perspectives
Sunulife · lun. 29 juin 2026 · 1 min de lecture
Sonko accuse Diomaye de tripatouillage et exige la promulgation sans référendum : anatomie d'une volte-face

Devant un hémicycle en effervescence, le président de l'Assemblée nationale a retracé des mois de travail collectif sur le texte constitutionnel et dénoncé une tentative de confiscation par le chef de l'État. Au-delà du bras de fer institutionnel, c'est la trajectoire d'un homme — Bassirou Diomaye Faye — que le discours met à nu.
Il y a deux ans, l'homme qui entrait au Palais jurait de rester « au-dessus de la mêlée ». De sa propre initiative, sans consulter personne, Bassirou Diomaye Faye démissionnait de son poste de secrétaire général de Pastef, geste présenté alors comme une rupture nette entre l'État et le parti. La promesse était limpide : un président arbitre, détaché des intérêts partisans, exemplaire jusque dans le dépouillement de ses propres pouvoirs.
Lundi, à la tribune de l'Assemblée, Ousmane Sonko a posé la question qui dérange. « Deux ans plus tard, il ne veut plus être au-dessus de la mêlée. Quel est le problème ? » Entre ces deux moments, quelque chose a changé — et le président de l'Assemblée, vidéos à l'appui, s'est employé à le démontrer point par point.





