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Œuvres

Sunulife · dim. 3 mai 2026 · 2min de lecture

Wayétu Moore : Habila, le roman Mami Wata qui réinvente la diaspora libérienne

Wayétu Moore : Habila, le roman Mami Wata qui réinvente la diaspora libérienne

Quand une légende africaine traverse l’Atlantique pour épouser les rives du Texas, cela donne Habila, le second roman de Wayétu Moore. L’auteure libérienne, déjà saluée pour She Would Be King, revient avec une œuvre qui promet de bousculer les frontières du récit diasporique. La couverture, dévoilée en exclusivité par People magazine, annonce une parution chez Viking le 12 janvier 2027 — une date à marquer d’une pierre blanche pour les amateurs de littérature africaine contemporaine. Au cœur de ce roman, la figure de Mami Wata, cette divinité aquatique aux multiples visages qui hante les imaginaires du Golfe de Guinée au Congo. Moore ne se contente pas d’en faire un simple motif exotique : elle en fait le prisme à travers lequel se déploie l’histoire de Melanctha, une jeune fille issue d’une famille libérienne transplantée au Texas. Ce choix n’a rien d’anodin. Il inscrit Habila dans une tradition littéraire qui, de Ben Okri à Nnedi Okorafor, réinvente le réalisme magique africain pour dire les fractures de l’exil. Le titre lui-même, Habila, évoque un nom aux résonances multiples — peut-être un dérivé d’Abel, ou une variation sur des langues mandingues. Moore, qui a grandi entre le Liberia, la Sierra Leone et les États-Unis, connaît la puissance des noms. Dans She Would Be King, elle avait déjà exploré la création d’un mythe fondateur pour le Liberia. Avec Habila, elle semble vouloir ancrer ce mythe dans l’eau, élément premier, mémoire liquide d’un continent. Ce qui frappe dan