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Œuvres

Sunulife · ven. 12 juin 2026 · 2min de lecture

Mémoire de la Princesse Mumbi : quand le rétro-futurisme africain rencontre l’histoire

Mémoire de la Princesse Mumbi : quand le rétro-futurisme africain rencontre l’histoire

Dans un monde où la guerre a tout bouleversé, un jeune cinéaste part pour Umata, un village reculé où le temps semble suspendu. C’est le point de départ de *Memory of Princess Mumbi*, le nouveau long-métrage du réalisateur kényan Damien Hauser, qui vient de signer un accord de distribution avec Monument Releasing, basé aux États-Unis. Le film s’inscrit dans la veine afrofuturiste, mais refuse les clichés d’un futur uniforme : ici, l’Afrique ancienne et les technologies imaginaires cohabitent, créant une esthétique rétro-futuriste singulière. L’histoire se déroule dans une société africaine post-conflit, où les royaumes ancestraux ont été réveillés par les soubresauts d’une guerre qui a redessiné le monde. Le protagoniste, un cinéaste, entreprend un voyage initiatique vers Umata, un lieu chargé de mystères et de traditions préservées. Ce pèlerinage est autant une quête personnelle qu’une exploration des strates mémorielles du continent. Hauser tisse un récit où le passé n’est jamais vraiment révolu et où le futur se construit avec les fragments d’hier. Le choix du rétro-futurisme n’est pas anodin. En refusant une imagerie futuriste standardisée, Hauser affirme que l’Afrique peut rêver son avenir sans renier ses racines. Les ruines de la guerre deviennent des archives vivantes, et les technologies, qu’elles soient imaginaires ou réelles, sont au service d’une narration qui redonne vie aux royaumes oubliés. Cette approche rappelle que l’afrofuturisme, chez nous, n’est pas un sim