Communaute
Sunulife · lun. 3 août 2026 · 2 min de lecture
Quand le roi zoulou traverse le Limpopo : une leçon de dignité face à la xénophobie
Quand les tambours de la haine résonnent, il faut des voix plus profondes que le tumulte pour rappeler aux peuples ce qui les unit. C'est exactement ce qui s'est passé cette semaine, lorsque le roi zoulou, Misuzulu kaZwelithini, a traversé le Limpopo pour serrer la main du président Emmerson Mnangagwa. Pendant que des émeutes xénophobes embrasent le KwaZulu-Natal, cette visite n'était pas un simple geste diplomatique : c'était un acte de mémoire, une affirmation que les liens entre les Nguni et les peuples du Zimbabwe sont plus anciens que les frontières tracées par les colons. Pour nous, Africains de la diaspora — que vous soyez à Paris, à Montréal ou à New York — cette rencontre résonne d'une manière particulière. Nous savons ce que c'est que d'être l'étranger, celui qu'on regarde de travers, celui qu'on accuse de voler le travail ou de menacer la culture. Mais nous savons aussi que nos identités ne se réduisent pas à des passeports. Le roi zoulou, en se rendant à Harare, a rappelé que les peuples de la région partagent une même matrice culturelle, des langues qui se répondent, des danses qui se ressemblent, des philosophies de l'ubuntu qui priment sur la xénophobie. Les émeutes en Afrique du Sud ne sont pas une fatalité. Elles sont attisées par des forces qui prospèrent sur la division — des politiciens sans scrupules, des réseaux criminels, des discours de haine amplifiés par les réseaux sociaux. Mais le roi zoulou, en tant que gardien d'une institution qui a survécu à la
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