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Communaute

Sunulife · mer. 3 juin 2026 · 2min de lecture

278 milliards de dollars : l'argent de la diaspora africaine passe par les banques, mais à quel prix ?

278 milliards de dollars : l'argent de la diaspora africaine passe par les banques, mais à quel prix ?

Brazzaville, Congo. Sous les ors des salles de conférence, les banquiers et ministres échangent des poignées de main et des promesses. Mais derrière les discours convenus sur la croissance, un chiffre donne à réfléchir : 278 milliards de dollars. C'est la somme qui, chaque année, transite par les banques commerciales africaines, selon les données présentées aux 61èmes Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement. Un océan d'argent qui irrigue le continent, mais qui, pour vous, membre de la diaspora, a un goût amer. Car cet argent, c'est le vôtre. Celui que vous envoyez de Paris, de Montréal ou de New York à votre mère à Thiès, à votre cousin à Ouagadougou. Chaque mois, vous payez des frais de transfert, des commissions, des taux de change défavorables. Et au bout du compte, une partie de votre effort disparaît dans les caisses des banques, sans jamais atteindre les marchés locaux ou les petites entreprises qui en auraient besoin. La question que personne ne pose assez haut : pourquoi ces milliards ne travaillent-ils pas pour nous ? Pourquoi, alors que les flux augmentent, les coûts restent si élevés ? Les banques commerciales, avec leurs réseaux et leur puissance de frappe, captent l'essentiel des transferts. Mais elles imposent aussi leur logique : celle du profit immédiat, pas du développement durable. Les fintechs, les coopératives, les systèmes de transfert alternatifs peinent à percer, freinés par des régulations taillées pour les grands acteurs. Pourtant