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Communaute

Sunulife · mer. 3 juin 2026 · 2min de lecture

Le financement refusé aux femmes africaines : un frein silencieux à l'économie informelle

Le financement refusé aux femmes africaines : un frein silencieux à l'économie informelle

Au marché de Sandaga, dans les ruelles de Pikine ou sur les artères de Douala, vous croisez ces femmes qui font tourner l'Afrique. Elles tiennent les comptes, gèrent les stocks, nourrissent les familles. Pourtant, quand elles tendent la main vers un crédit bancaire, le réflexe est le même : refus. Selon les dernières données issues du continent, 70% des activités féminines en Afrique centrale n'ont accès à aucun financement bancaire. Un chiffre qui n'est pas une surprise pour celles qui, chaque jour, inventent des alternatives pour survivre sans le système. Ce n'est pas un problème de compétence. Les femmes africaines sont parmi les plus résilientes au monde en matière de gestion d'entreprise informelle. Mais le secteur bancaire, lui, continue de les considérer comme des clientes à risque — simplement parce qu'elles n'ont pas de garanties formelles, de comptes d'épargne épais, ou de statuts juridiques « propres ». Le paradoxe est cruel : on leur confie l'économie réelle, mais on leur refuse les outils pour la développer. Que vous soyez à Paris, à Montréal ou à New York, vous avez sans doute vu ces tantes, ces cousines, ces mères envoyer de l'argent, créer des réseaux, financer des projets de loin. La diaspora est elle aussi prise dans ce cercle vicieux : elle envoie des fonds, mais ceux-ci ne créent pas de levier bancaire pour les femmes sur place. L'argent circule, mais il ne construit pas de capital. Pourtant, des solutions existent. Des initi