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Afrique

Sunulife · dim. 24 mai 2026 · 1min de lecture

À Bamako, la Tabaski sous le poids de l’insécurité : moutons rares et prix en flèche

En bref

À quelques jours de la fête du sacrifice, les marchés de la capitale malienne peinent à s’approvisionner. Entre blocus des groupes armés et attaques récentes, l’atmosphère est lourde, et les familles redoutent une Tabaski sans mouton.

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À Bamako, l’effervescence des veilles de Tabaski a cédé la place à une morosité rare. Les moutons, habituellement alignés par centaines sur les étals improvisés, se font discrets. Leurs prix, comme ceux des denrées de première nécessité, grimpent à un rythme qui inquiète les ménages. Les témoignages concordent : les difficultés d’approvisionnement et l’insécurité liée aux récentes attaques expliquent cette pénurie. Les groupes armés qui contrôlent plusieurs axes routiers imposent un blocus de fait, étranglant les circuits commerciaux. Pour les familles maliennes, cette Tabaski, symbole de partage et de sacrifice, risque d’être celle des privations. Derrière les chiffres – moutons plus rares, denrées plus chères – c’est tout un écosystème rural et urbain qui vacille. Les éleveurs peinent à acheminer leurs bêtes, les commerçants voient leurs marges fondre, et les consommateurs, déjà éprouvés par une crise sécuritaire persistante, doivent composer avec une inflation brutale. De Dakar à Ouagadougou, les capitales ouest-africaines connaissent bien cette tension entre traditions religieuses et réalités sécuritaires. Mais au Mali, le phénomène prend une ampleur particulière, rappelant que la paix et la stabilité sont les vrais piliers de toute fête. Cette Tabaski, plus que jamais, les Maliens mesureront le poids de l’insécurité sur leur quotidien.