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Perspectives

Assane Pouye · dim. 3 nov. 2024 · 2min de lecture

Mariama Bâ : la plume révolutionnaire qui a redéfini la condition féminine au Sénégal

Mariama Bâ : la plume révolutionnaire qui a redéfini la condition féminine au Sénégal

Dans un portrait captivant de Mariama Bâ, le New York Times (NYT) retrace le parcours unique d'une figure emblématique de la littérature africaine et d'une militante des droits des femmes dans le Sénégal postcolonial. Mariama Bâ est née le 17 avril 1929 à Dakar, dans un environnement où, comme le rappelle le NYT, les filles avaient peu d’opportunités sous la domination coloniale française. Après la perte de sa mère, elle est élevée par sa grand-mère dans une famille musulmane Lebu, tout en recevant le soutien essentiel de son père, Amadou Bâ, pionnier du Mouvement Autonomiste Africain. "Vous avez un don", lui dit un jour sa directrice, selon le quotidien américain. Dès l’âge de 14 ans, ses excellents résultats la distinguent de ses camarades généralement orientées vers des postes de secrétariat. "Sauf vous, car vous êtes intelligente", lui déclare Berthe Maubert, sa directrice, qui l’encourage à intégrer l’École Normale de Rufisque. Son premier roman, Une Si Longue Lettre, publié en 1979, reçoit le prestigieux prix Noma pour l’édition en Afrique. Le New York Times souligne que cet ouvrage est classé parmi les 100 meilleurs livres sur l’Afrique du XXe siècle par les bibliothèques de l'Université Columbia. "Mon cœur se réjouit chaque fois qu'une femme émerge de l'ombre", écrit-elle dans ce roman désormais classique. "Nous devons donner aux femmes noires, dans la littérature africaine, une place à la hauteur de leur engagement, aux côtés des hommes, dans les luttes pour la libér