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Perspectives

Fatou Ndiaye · sam. 11 janv. 2025 · 2min de lecture

Deux-roues au Sénégal : défis de régulation et enjeux de sécurité

Deux-roues au Sénégal : défis de régulation et enjeux de sécurité

L'État a annoncé à plusieurs reprises la réglementation de la circulation des deux-roues. En attendant la mise en œuvre des directives édictées, notamment l'immatriculation systématique, force est de constater que les autorités publiques ont déjà tenté, au cours des huit dernières années et sans grands résultats, de réguler cette nouvelle forme de transport public urbain. Bien que ce mode de transport contribue à lutter contre le sous-emploi des jeunes, il entraîne de nombreux désagréments dans la vie quotidienne des Sénégalais. Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens (MITTA) a récemment fixé un délai de trois mois pour que les détenteurs de motos d'une cylindrée supérieure à 49 cc et non immatriculées procèdent à leur immatriculation. Cette décision a suscité des mouvements d’humeur et des manifestations sporadiques, notamment à Ziguinchor, Sédhiou et Dakar (au rond-point Cambérène), de la part des conducteurs de deux-roues. Cette nouvelle tentative des pouvoirs publics met en lumière les difficultés à instaurer l’ordre dans ce secteur. En effet, l’État avait annoncé en grande pompe des mesures telles que l’immatriculation obligatoire, le port du casque, et le respect du Code de la route. À l’époque, un délai de six mois avait été accordé aux propriétaires et conducteurs de deux-roues pour régulariser leur situation, notamment en ce qui concerne les titres de transport (permis, visite technique, immatriculation), le tout gratuitement. Cependant