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Parcours

Sunulife · mer. 10 juin 2026 · 2min de lecture

Sur la route de Banjul : quand la Gambie devient rêve et réalité

Sur la route de Banjul : quand la Gambie devient rêve et réalité

Le jour quinze. Banjul, capitale de la Gambie, ce mince ruban d’accès à l’océan coincé entre les méandres du fleuve et l’Atlantique. Une ville qui, vue de loin, semble n’être qu’un point sur la carte, mais qui, approchée par la route, devient une promesse. Nous roulions depuis Accra, traversant le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, pour atterrir ici, dans cette enclave où l’histoire coloniale anglaise a laissé des traces plus discrètes qu’ailleurs. Ici, le rêve a une texture particulière, celle d’un avenir qui s’écrit sans cadre préétabli. Dans les rues de Banjul, le bitume se fissure sous le poids des charrettes tirées par des chevaux, vestiges d’un autre temps. Les taxis jaunes, aux carrosseries rafistolées, slaloment entre les marchands ambulants qui proposent des mangues, du poisson séché, des tissus wax. L’air porte une odeur de sel et de sueur, celle d’une ville qui travaille, qui lutte, mais qui n’a pas renoncé à la poésie. Car Banjul, contrairement à d’autres capitales ouest-africaines, n’a pas encore troqué son âme contre du béton. Ici, chaque coin de rue raconte une histoire, chaque visage porte un espoir. Le West Africa Road Residency, cette expédition littéraire et artistique panafricaine, nous a menés jusqu’ici. Nous étions une dizaine d’écrivains, de photographes, de cinéastes, venus de tout le continent. Chaque jour, nous découvrions un nouveau paysage, une nouvelle langue, une nouvelle manière d’être africain. Mais Banjul, c’est différent. C’est une ville q