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Parcours

Sunulife · jeu. 30 juil. 2026 · 2min de lecture

Les sentiers perdus du Sénégal : une odyssée intérieure

Les sentiers perdus du Sénégal : une odyssée intérieure

Le jour se lève sur la Petite Côte, et déjà la lumière est une caresse. Elle glisse sur les toits de tôle ondulée du village de pêcheurs, effleure les pirogues tirées sur le sable, et vient mourir sur les vagues paresseuses de l'Atlantique. Je suis assis sous un fromager centenaire, les pieds nus dans le sable frais, et j'écoute le silence. C'est un silence habité, celui des matins où le monde n'a pas encore repris son bruit. Au loin, un coq chante, une voix de femme appelle, et le vent porte l'odeur du poisson grillé mêlée à celle du sel et de la terre humide. Ici, le temps n'a pas la même mesure. Il s'étire, se dilate, comme la lumière sur l'eau. J'ai quitté Dakar sans but précis, poussé par le besoin de retrouver un Sénégal plus intime, celui qui ne se montre pas aux touristes pressés. La route qui longe la côte est une succession de tableaux : baobabs solitaires dressés comme des sentinelles, champs d'arachide où des femmes courbées travaillent en chantant, villages aux cases de banco où les enfants jouent avec des pneus usagés. Chaque virage offre une nouvelle palette de couleurs : l'ocre rouge de la latérite, le vert profond des manguiers, le bleu éclatant du ciel. Mais ce que je cherche est ailleurs, plus loin, là où les routes s'effacent. C'est dans le Sine-Saloum que je trouve ce que je cherchais sans le savoir. Le delta est un labyrinthe d'eau et de verdure, un monde amphibie où les palétuviers plongent leurs racines dans l'eau saumâtre. Je prends une pirogue, confi

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