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Sénégal

Sunulife · dim. 24 mai 2026 · 2min de lecture

Grève générale le 25 juin : le Front syndical hausse le ton face à l’État

En bref

Le Pacte national de stabilité sociale vacille. Entre promesses non tenues et projets de loi déposés sans concertation, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) annonce une escalade de la mobilisation, avec une grève générale en point de mire. Le dialogue social est-il en train de s’effriter ?

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Le climat social s’alourdit au Sénégal. Réuni jeudi à Dakar, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a fait monter la pression d’un cran, dénonçant le non-respect d’engagements clés du Pacte national de stabilité sociale. Dans un communiqué cinglant, la coalition syndicale annonce une grève générale le 25 juin prochain, après un 1er Mai unitaire qualifié d’« historique ». Derrière la satisfaction affichée pour la mobilisation du 1er Mai, le ressentiment couve. Les syndicats pointent plusieurs promesses restées lettre morte : la réintégration des travailleurs licenciés abusivement, l’extension de l’indemnité de logement aux contractuels de la santé, et surtout, la relecture concertée du Code du travail et du Code de la sécurité sociale avant leur passage à l’Assemblée nationale. Mais c’est le dépôt précipité de ces deux projets de loi au Parlement qui a mis le feu aux poudres. Selon le FSDT, une réunion à la Primature le 2 avril avait pourtant acté une concertation tripartite préalable. Les syndicats y voient une « violation flagrante » des engagements et une « provocation inacceptable ». Le dialogue social, pilier de la stabilité, semble bafoué. Face à ce qu’ils considèrent comme un passage en force, les syndicats déploient un plan d’action progressif : comité technique élargi le 5 juin, assemblée générale des délégués le 15 juin, tournées de sensibilisation en régions, sit-in devant l’Assemblée nationale, et enfin la grève générale du 25 juin. Le message est clair : aucune paix sociale durable ne peut se bâtir sur le mépris des travailleurs. Le Sénégal, souvent cité en modèle de stabilité dans la sous-région, voit son contrat social mis à l’épreuve. Reste à savoir si l’État entendra l’avertissement avant que la rue ne s’embrase.