Sunulife · ven. 29 mai 2026 · 2 min de lecture
Colonel Wardini : « La participation aux missions onusiennes, un levier d’influence diplomatique pour le Sénégal »

Dans un entretien à l’APS, le colonel Antoine Wardini décrypte ce que les casques bleus sénégalais apportent à la nation bien au-delà des théâtres d’opérations. Une analyse qui interroge notre place dans le monde et le poids de notre expertise militaire.
Depuis des décennies, les soldats sénégalais foulent les terres meurtries par les conflits, sous le drapeau bleu des Nations unies. Mais pour le colonel Antoine Wardini, ces missions ne sont pas seulement des opérations de paix : elles sont un outil d’influence diplomatique, un moyen de renforcer la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale et de valoriser son expertise militaire. Dans un entretien à l’APS, l’officier rappelle que cette participation régulière est un facteur de promotion de la paix et de la sécurité, mais aussi un levier stratégique. « C’est un outil d’influence diplomatique », insiste-t-il, soulignant que l’engagement sénégalais dans les opérations onusiennes dépasse le simple cadre militaire pour devenir un véritable atout de politique étrangère. Le Sénégal, pays de tradition de paix et de dialogue, a su faire de ses casques bleus des ambassadeurs discrets mais efficaces. De la Sierra Leone au Darfour, en passant par la République démocratique du Congo, nos soldats ont tissé des liens, gagné le respect et porté haut les couleurs nationales. Pour Wardini, cette présence constante est une preuve de notre sérieux et de notre professionnalisme, des qualités qui renforcent notre poids dans les instances internationales. Mais au-delà de la diplomatie, ces missions offrent aussi une formation de haut niveau à nos troupes et une expérience de terrain inestimable. Le colonel ne le dit pas explicitement, mais on devine que c’est aussi un moyen de forger une armée moderne, aguerrie et capable de faire face aux défis sécuritaires du continent. Alors que le monde change et que les conflits se complexifient, le Sénégal continue de miser sur le multilatéralisme et l’expertise militaire comme vecteurs d’influence. Une stratégie qui, à en croire Wardini, porte ses fruits et mérite d’être poursuivie.




