Sunulife · lun. 25 mai 2026 · 2 min de lecture
Primature : après Sonko, quel cap pour Diomaye ?

Le limogeage d'Ousmane Sonko ouvre une séquence politique inédite. À Dakar, les consultations vont bon train. Mais au-delà du nom, c'est tout un projet de gouvernance qui se joue.
Le limogeage d'Ousmane Sonko n'est pas un simple remaniement technique. C'est un séisme politique qui redessine les équilibres au sommet de l'État sénégalais. À peine la nouvelle tombée, le président Bassirou Diomaye Faye a lancé des consultations pour trouver un successeur au Premier ministre déchu. La course à la Primature est lancée, et chaque camp pèse ses cartes. Mais la question n'est pas seulement de savoir qui occupera le poste. Elle est de savoir quel profil, quelle orientation, quel équilibre le président Faye entend donner à son gouvernement. Car Sonko n'était pas un Premier ministre ordinaire : il incarnait une ligne politique, une promesse de rupture, un ancrage populaire. Le remplacer, c'est choisir de prolonger ou infléchir cette ligne. L'analyste politique Babacar Ndiaye, directeur de recherche au think tank WATHI, rappelle que cette nomination est cruciale. Elle intervient dans un contexte où les attentes sont immenses et les marges de manœuvre étroites. Le prochain chef de gouvernement devra à la fois rassurer une base exigeante et dialoguer avec des institutions encore en rodage. Pour le moment, les noms circulent, les calculs s'affinent. Mais au-delà des individus, c'est le cap du quinquennat qui se dessine. Le Sénégal regarde, lucide et patient. La Primature n'est pas une fin en soi : elle est le levier d'une gouvernance qui se cherche encore.

