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Sénégal

Sunulife · lun. 25 mai 2026 · 2min de lecture

Dialogue national : Ansoumana Dione invite Diomaye à commencer par les anciens chefs d’État

Dialogue national : Ansoumana Dione invite Diomaye à commencer par les anciens chefs d’État
En bref

Alors que Bassirou Diomaye Faye rencontre d’anciens Premiers ministres, une voix s’élève pour rappeler que la mémoire du Sénégal se lit d’abord dans le regard de ses anciens présidents. Ansoumana Dione, président fondateur de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux, pose une question de fond : pourquoi contourner ceux qui ont tenu les rênes du pays ?

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Le dialogue national que lance Bassirou Diomaye Faye est une initiative attendue, mais c’est son architecture qui fait débat. Ce jeudi 21 mai 2026, le président a entamé une série de rencontres avec d’anciens Premiers ministres. Un geste de consultation, certes, mais qui interroge sur la hiérarchie des mémoires convoquées. Ansoumana Dione, président fondateur de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux, n’a pas mâché ses mots. Dans une réaction qui porte la voix d’une société civile exigeante, il invite Diomaye à commencer par les anciens chefs d’État. « Pourquoi ne pas s’asseoir d’abord avec ceux qui ont incarné la souveraineté du Sénégal ? » semble-t-il demander, en filigrane. Derrière cette interpellation, c’est toute une conception du dialogue qui se joue. Les anciens présidents ne sont pas de simples symboles : ils portent des décennies de continuité, de ruptures et de compromis. Les contourner, c’est risquer de répéter les erreurs du passé sans en avoir saisi les leçons. Dione, en homme de terrain qui côtoie les fragilités mentales de la nation, rappelle que guérir un pays commence par honorer ses racines. Le nouveau format du dialogue national promet d’être inclusif, mais l’inclusion ne se décrète pas : elle se construit dans l’ordre des priorités. En commençant par les anciens Premiers ministres, le président fait un choix. Dione l’invite à en faire un autre, plus fondateur. Car au Sénégal, la parole des anciens chefs d’État n’est pas une option : c’est une pierre angulaire.