Sunulife · jeu. 28 mai 2026 · 2 min de lecture
Tabaski 2026 : Macky Sall, d’un Sénégal en prière à une candidature mondiale

À l’heure où les moutons sont sacrifiés et les familles réunies, l’ancien président rompt le silence. Son message de vœux pour l’Aïd porte l’écho d’une nouvelle ambition, bien au-delà du Sénégal.
C’est dans le silence feutré des réseaux sociaux que l’ancien chef de l’État a choisi de faire résonner sa voix, à l’occasion de la Tabaski 2026. Alors que le Sénégal s’apprête à vivre l’un de ses rites les plus sacrés — le sacrifice du mouton, le partage, la prière collective — Macky Sall a posté un message de vœux sur sa page Facebook. Un geste apparemment anodin, mais qui, sous la plume d’un homme en pleine campagne pour le poste de Secrétaire général des Nations unies, prend une tout autre dimension. Dans ce court message, l’ancien président ne se contente pas de souhaiter une bonne fête à la communauté musulmane. Il formule des prières pour « un monde apaisé ». Des mots qui, dans le contexte de sa candidature à la tête de l’ONU, résonnent comme une profession de foi diplomatique. Car Macky Sall n’est plus seulement l’homme de Diamniadio ou du PSE ; il se projette désormais sur la scène mondiale, fort de son expérience à la tête d’un Sénégal stable et respecté. Pour le Sénégalais, cette Tabaski est donc doublement symbolique. D’un côté, le rituel immuable : le mouton, la famille, la prière. De l’autre, l’ambition d’un fils du pays qui porte le nom du Sénégal aux plus hautes instances internationales. En adressant ses vœux, Macky Sall rappelle qu’il reste connecté à la terre, aux siens, à cette communauté qui l’a porté au pouvoir. Mais il tend aussi la main vers un ailleurs, vers une fonction où il devra, chaque jour, appeler à la paix. Cette double lecture n’échappera à personne. Dans un Sénégal où la Tabaski est affaire de foi et de famille, le message de l’ancien président est un fil ténu entre le passé et l’avenir. Entre le Sénégal qu’il a dirigé et le monde qu’il veut influencer. Reste à savoir si ses prières pour un monde apaisé trouveront écho au-delà des frontières. Mais une chose est sûre : ce 2026, le Sénégal regarde vers l’intérieur et vers l’extérieur, porté par un homme qui, en ce jour de sacrifice, a choisi de parler au nom de la paix.

