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Sénégal

Sunulife · mar. 26 mai 2026 · 2min de lecture

Sonko défend son successeur : « Un travailleur, un homme dévoué »

Sonko défend son successeur : « Un travailleur, un homme dévoué »
En bref

Élu président de l'Assemblée nationale avec 99,25 % des voix, Ousmane Sonko a pris la parole pour répondre aux critiques visant Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, le nouveau Premier ministre. Un plaidoyer qui en dit long sur les équilibres internes de Pastef.

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Ousmane Sonko entre dans l'histoire du Sénégal avec une élection sans précédent : 132 voix, soit 99,25 % des suffrages, pour prendre la tête de l'Assemblée nationale. Un score qui consacre sa stature politique, mais aussi la discipline d'un parti, Pastef, qui marche au pas. Pourtant, dans son discours de remerciement, ce n'est pas sa propre victoire qu'il a mise en avant, mais la défense de celui qui lui succède à la Primature : Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô. Face aux critiques qui montent au sein même de son camp, Sonko a tenu à rappeler la valeur de son successeur. « C'est un travailleur… un homme dévoué », a-t-il déclaré, avec une fermeté qui ne laisse guère de place au doute. Ces mots, prononcés depuis le perchoir, sont bien plus qu'un simple compliment : ils sont un message adressé aux siens, un appel à l'unité et à la discipline. Car le nouveau Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, n'a pas été choisi par hasard. Dans un Sénégal où les équilibres politiques et régionaux comptent autant que les compétences, sa nomination est un signal fort. Mais elle suscite aussi des tensions, comme c'est souvent le cas dans les transitions de pouvoir. En prenant la défense de son successeur, Sonko rappelle une vérité fondamentale de la politique sénégalaise : la loyauté et le travail sont des valeurs qui transcendent les ambitions personnelles. À l'heure où Pastef consolide son emprise sur les institutions, ce message est plus que jamais nécessaire. L'avenir dira si cet appel à l'unité suffira à apaiser les frustrations internes. Mais une chose est sûre : Ousmane Sonko, désormais à la tête de l'Assemblée, ne compte pas laisser ses adversaires — ni même ses alliés — dicter sa conduite.