Lutte & Arts Martiaux
Sunulife · ven. 17 avr. 2026 · 2 min de lecture
Judo sénégalais : le cri d'alarme des clubs majoritaires face à une fédération en déshérence

En bref
Ce mercredi matin, les dojos ont parlé. Non pas par le silence méditatif des tatamis, mais par la voix grave des clubs majoritaires, dressant un constat sans appel. Le judo sénégalais, cet art martial qui forge autant les corps que les caractères, traverse une tempête institutionnelle qui menace ses racines mêmes.
Dans une salle où l'air portait le poids des années de silence brisé, les représentants des clubs majoritaires de la Fédération sénégalaise de judo ont posé leurs mots comme des prises de judo : précises, techniques, implacables. Face aux journalistes, ils n'ont pas livré une simple déclaration, mais un diagnostic clinique d'une discipline en souffrance. Leur constat est sans appel : une crise profonde mine les structures, tandis qu'une gestion opaque étouffe les aspirations des jeunes judokas qui, chaque matin, plient leurs genoux sur les tatamis avec l'espoir de porter un jour le maillot vert-jaune-rouge. Ces clubs—ceux qui forment l'ossature vivante du judo national, qui voient naître les talents dans la sueur des entraînements du samedi matin—dénoncent une gouvernance qui tourne le dos à l'esprit même du judo. Le président en exercice, selon leurs accusations, aurait transformé l'institution en une forteresse d'opacité, où les décisions se prennent dans l'ombre, loin du regard des pratiquants. Cette dérive n'est pas qu'administrative : elle touche au cœur de la transmission, à cette chaîne ininterrompue de maîtres à élèves qui, depuis des décennies, fait du Sénégal un pays respecté sur les tatamis africains. La crise n'est pas soudaine. Elle couvait sous la surface, comme une blessure mal soignée qui finit par s'infecter. Les clubs évoquent des années de gestion décriée, de budgets fantômes, de compétitions nationales organisées dans la précipitation, de sélections opaque





