Football
Sunulife · mer. 24 juin 2026 · 2 min de lecture
Mondial 2026 : Quand la tête dure et l'orgueil ont coulé le Sénégal

En bref
Le Sénégal débarquait aux États-Unis en champion d'Afrique, porté par les espoirs de tout un peuple. Mais les choix contestables de Pape Bouna Thiaw, son refus d'écouter les spécialistes et son incapacité à s'adapter ont transformé un rêve prometteur en une humiliation cinglante.
Le Sénégal s'est présenté au Mondial 2026 avec le statut de champion d'Afrique, auréolé d'une victoire épique en finale de la CAN, acquise malgré un arbitrage controversé qui avait ému la planète. Les espoirs étaient légitimes : l'effectif regorgeait de talents capables de rivaliser avec n'importe quel adversaire. Mais très vite, les failles de la préparation et les choix du sélectionneur Pape Bouna Thiaw ont semé le doute. Dès la sélection des 26 joueurs, les signaux alarmants se sont multipliés. Plusieurs cadres revenaient de blessures, privés de compétition pendant des semaines, tandis que des alternatives crédibles comme Malang Sarr, auteur d'une saison remarquable à Lens, étaient écartées. L'argument hypocrite opposé à Sarr – son ancienne préférence pour la France – trahissait un complexe et une hauteur d'esprit indignes d'un technicien devant rassembler et non diviser. Les matchs amicaux, pourtant cruciaux pour roder l'équipe, furent traités comme de simples revues d'effectif. Thiaw aligna des joueurs comme Chérif Ndiaye ou Mamadou Sarr, qui n'avaient aucune chance de fouler la pelouse en compétition officielle, gaspillant ainsi l'opportunité de détecter les failles et d'ajuster le système. À l'inverse, en 2002, Bruno Metsu avait su, grâce aux amicaux et aux conseils avisés, modifier sa charnière centrale à la veille du Mondial – une décision qui changea le destin des Lions. Face à la France, l'entêtement de Thiaw devint flagrant. Il maintint Kalidou Coulibaly dans l'ax




