Sunulife · ven. 29 mai 2026 · 2 min de lecture
CAN U17 : Les Lionceaux domptent le suspense et filent en finale face à la Tanzanie

Au bout d'une nuit de folie, où le Maroc a arraché les prolongations dans les dernières secondes, le Sénégal a puisé dans ses réserves de courage pour arracher son billet pour la finale. Les Lionceaux ont prouvé que la Téranga ne se rend jamais.
Le football, parfois, écrit des scénarios que même les plus grands scénaristes n'oseraient imaginer. Hier, à la CAN U17, les Lionceaux de la Téranga ont vécu une soirée de tous les extrêmes. Alors que Mouhamed Wagne venait de libérer tout un peuple avec un but senti, le Maroc a arraché l'égalisation dans les toutes dernières secondes du temps additionnel, privant le Sénégal d'une victoire dans le temps réglementaire. Mais ces Lionceaux-là ont du lion en eux. Ce n'était pas un simple match. C'était une leçon de résilience, une démonstration que la génération montante du football sénégalais a hérité de l'âme combattante de ses aînés. Après le coup de massue marocain, beaucoup auraient plié. Pas eux. Pas ces gamins qui portent les espoirs de tout un continent sur leurs épaules. Ils ont encaissé, serré les rangs, et finalement fait plier le Maroc au bout du suspense. Cette qualification n'est pas un hasard. Elle s'inscrit dans la continuité d'un travail de fond mené depuis des années dans les académies et les centres de formation du Sénégal. Le football africain change de visage, et nos Lionceaux en sont les ambassadeurs les plus éclatants. En éliminant le Maroc, une nation qui avait impressionné jusque-là, ils envoient un message fort à tout le continent : la relève est arrivée, et elle parle sérère, wolof, peul… Désormais, un seul obstacle se dresse entre eux et le sacre suprême : la Tanzanie. Les Serengeti Boys, qui ont créé la surprise en écartant le Mali, ne seront pas des adversaires faciles. Mais ces Lionceaux ont déjà montré qu'ils ne reculent devant rien. La finale s'annonce comme un choc entre deux écoles de football africaines, entre la puissance organisée du Sénégal et l'audace tanzanienne. Le 21 mai, à Alger, les Lionceaux entreront sur la pelouse avec le poids d'une nation sur leurs épaules, mais aussi avec la fierté d'un peuple qui croit en eux. Ils savent que la finale ne se joue pas seulement sur le terrain ; elle se gagne d'abord dans le cœur. Et du côté de la Téranga, ce cœur-là bat fort, très fort.





