Sunulife · lun. 27 avr. 2026 · 2 min de lecture
Coupe du Monde 2026 : 120 organisations mettent en garde les visiteurs contre les risques pour les droits humains

À l'approche du Mondial, plus de 120 associations américaines publient un avis de voyage, alertant sur les possibles violations des droits humains. Une mise en garde qui résonne bien au-delà des stades.
À quelques mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, une coalition de plus de 120 organisations de défense des droits humains basées aux États-Unis a publié un avis de voyage à destination des supporters étrangers. Le document, sobre mais percutant, dresse une liste de risques potentiels : surveillance abusive, restrictions à la liberté d'expression, discriminations raciales ou religieuses, et menaces pour les personnes LGBTQ+. Un signal d'alarme qui vient troubler la fête annoncée. Ce n'est pas la première fois qu'un Mondial est entaché par des controverses extra-sportives. Mais l'ampleur de la coordination entre ces groupes – allant d'Amnesty International à Human Rights Watch, en passant par des associations locales – donne à cet avertissement un poids particulier. Les signataires ne se contentent pas de pointer du doigt ; ils appellent les voyageurs à se renseigner sur leurs droits, à éviter certaines zones, et à rester vigilants face aux forces de l'ordre. Pour le supporter sénégalais ou africain, cette mise en garde résonne d'une manière particulière. Nous connaissons trop bien les regards suspicieux, les fouilles abusives, les contrôles au faciès dans les aéroports ou aux abords des stades. La Coupe du Monde, censée être un moment de communion planétaire, expose aussi les fractures de notre époque. Derrière les drapeaux et les chants, se joue une autre bataille : celle du droit à être traité avec dignité, où que l'on soit. Les organisateurs du tournoi, de leur côté, assurent avoir pris des mesures pour garantir la sécurité et le respect des droits de tous. Mais les ONG restent sceptiques, pointant un fossé entre les promesses et les réalités sur le terrain. Le passé récent de certaines nations hôtes – avec des lois restrictives sur l'immigration, la liberté de culte ou l'orientation sexuelle – alimente les inquiétudes. Alors que les billets s'arrachent et que les visas se préparent, cet avis de voyage vient rappeler une vérité inconfortable : le football, malgré sa puissance fédératrice, n'efface pas les injustices. Il les met parfois en pleine lumière. Aux supporters de partir informés, lucides, mais sans perdre la flamme. Car c'est aussi cela, l'esprit du Mondial : voir le monde tel qu'il est, et rêver qu'il puisse être meilleur.





