Sunulife · lun. 27 avr. 2026 · 2 min de lecture
Coupe du monde 2026 : la FIFA promet un jackpot historique, mais à quel prix pour l’Afrique ?

La FIFA prépare une enveloppe record pour les 48 équipes du Mondial 2026. Derrière les chiffres, une question brûlante : les nations africaines sauront-elles enfin transformer l’or en football ?
La nouvelle a fait l’effet d’une tornade sur le marché de la soie : la FIFA envisage une augmentation historique des primes allouées aux 48 sélections qui fouleront les pelouses de la Coupe du monde 2026. Une manne financière qui, si elle est confirmée, redessinerait les équilibres du football mondial. Mais pour nous, Sénégalais, Africains, cette promesse d’or soulève une interrogation plus profonde : serons-nous prêts à en cueillir les fruits ? Car il ne s’agit pas seulement de chiffres alignés sur un communiqué. Derrière chaque zéro supplémentaire se cache une responsabilité. La FIFA, en gonflant les primes, reconnaît implicitement le poids croissant des sélections africaines dans le concert des nations. Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, en est la preuve vivante. Mais l’argent ne fait pas les équipes. Il les construit, si on sait l’investir. Souvenons-nous de 2002, lorsque le Sénégal, pour sa première participation, avait électrisé le monde. Les primes de l’époque semblaient dérisoires comparées à ce qui se profile. Pourtant, c’est avec peu que nos Lions avaient rugi le plus fort. Aujourd’hui, avec des moyens accrus, le défi est de taille : ne pas se laisser aveugler par les paillettes, mais bâtir des structures durables. Cette hausse des primes, si elle est adoptée, pourrait être une aubaine pour les fédérations africaines souvent à la peine financièrement. Mais gare à la malédiction de l’or noir. Le football africain a besoin de stades, de centres de formation, de compétitions locales solides. L’argent du Mondial ne doit pas finir dans des comptes offshore, mais dans la terre rouge de nos terrains de quartier. La réunion de la FIFA où cette proposition sera examinée est attendue avec ferveur. Les regards sont tournés vers Zurich, mais aussi vers Dakar, Abidjan, Lagos. Car ce que la FIFA décidera aura un impact direct sur le visage du football africain en 2026 et au-delà. Les primes sont une promesse. À nous d’en faire une réalité. Alors que le monde se prépare pour le plus grand Mondial de l’histoire, avec 48 nations en lice, le Sénégal et l’Afrique doivent se tenir prêts. Non pas pour empocher un chèque, mais pour écrire une nouvelle page de notre légende footballistique. L’argent est un moyen, jamais une fin. La fin, c’est le trophée. Et le respect.





