Société
Sunulife · mar. 9 juin 2026 · 2 min de lecture
Ménopause, une révolution silencieuse pour la santé des femmes africaines

Dans les consultations de gynécologie à Dakar, Abidjan ou Nairobi, un mot commence à peine à franchir les lèvres des patientes : ménopause. Longtemps reléguée au rang de secret de famille ou de fatalité naturelle, cette étape de la vie féminine s’impose aujourd’hui comme un sujet de société brûlant. Car au-delà des bouffées de chaleur, des insomnies ou des sautes d’humeur, c’est le cœur des femmes qui est en première ligne. Les études récentes le confirment : la chute des œstrogènes expose à des risques cardiovasculaires accrus. Et en Afrique, où l’espérance de vie augmente, des millions de femmes entrent dans cette phase sans information, sans soutien, et souvent sans suivi médical adapté. Pendant des décennies, la ménopause a été un non-dit, enfouie sous le poids des traditions et des préjugés. Dans de nombreuses sociétés africaines, la femme ménopausée est perçue comme ayant achevé son rôle reproductif, ce qui lui confère parfois un statut social ambigu : respectée en tant qu’aînée, mais reléguée en marge de la vitalité féminine. Ce silence a eu un coût sanitaire élevé. Les symptômes sont banalisés, les traitements hormonaux quasi inexistants, et les maladies cardiovasculaires – première cause de mortalité chez les femmes de plus de 50 ans – restent largement sous-diagnostiquées. Pourtant, une révolution silencieuse est en marche. Des femmes médecins, des chercheuses et des activistes africaines brisent le tabou. Au Sénégal, l’Association des femmes pour la santé cardiovas





