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Société

Sunulife · lun. 5 oct. 2026 · 2 min de lecture

L’assiette algorithmique : quand manger devient un acte politique

L’assiette algorithmique : quand manger devient un acte politique
En bref

La jeunesse africaine, la plus grande du monde, transforme l’acte de manger en geste politique : souveraineté alimentaire, retour aux céréales locales, écologie décoloniale et reconnaissance du travail des femmes. Entre algorithmes et crises climatiques, elle réinvente son assiette comme un manifeste de résilience et d’espoir.

Dans les rues de Dakar, de Lagos ou de Nairobi, une révolution silencieuse se joue dans les assiettes. Les jeunes générations, connectées et conscientes, redéfinissent ce que manger signifie. Ce n’est plus seulement se nourrir, c’est affirmer une identité, résister à l’uniformisation, et composer avec un monde en crise. L’algorithme, ce nouvel arbitre de nos vies, s’invite à table : il suggère des recettes, promeut des régimes, mais surtout, il façonne des désirs et des vulnérabilités.

La jeunesse africaine est la plus grande du monde : d’ici 2050, un quart des jeunes de la planète sera africain. Cette démographie explosive coïncide avec une urbanisation galopante et une dépendance croissante aux aliments transformés. Les géants de l’agroalimentaire l’ont compris : l’Afrique est un marché convoité. Mais face à cette déferlante, des voix s’élèvent. Des mouvements prônent la souveraineté alimentaire, la consommation locale, le retour aux céréales anciennes comme le mil, le sorgho ou le fonio. Ces aliments, longtemps dévalorisés, deviennent des emblèmes de résistance culturelle et écologique.

L’éducation à l’alimentation devient un enjeu crucial. Comment apprendre à bien manger quand les publicités pour les sodas et les nouilles instantanées inondent les écrans ? Comment transmettre les savoirs culinaires ancestraux quand les grands-mères vivent loin et que les parents travaillent ?

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