Société
Anna Diop · jeu. 23 janv. 2025 · 2 min de lecture
Entre sexualité sans amour et amour sans sexualité

L’amour est une énergie extraordinaire : on ne peut ni la contenir ni la définir, mais on peut la goûter, la sentir et la reconnaître. Exquise et extatique, elle ne laisse aucun doute quant à sa présence. Et quand on aime, personne ne peut nous en dissuader. L’amour nous donne des ailes, dit-on, et rend possible même l’impossible. C’est avec cette délicieuse énergie que nous entrons en contact lorsque nous nous lançons dans l’aventure humaine que l’on nomme couple. Elle est à la fois notre nature profonde et notre raison d’être. Pourquoi alors tant d’espoirs déçus, tant de faux pas, et pourquoi l’amour prend-il si souvent l’apparence d’une bataille rangée ? Obsession et répression Notre sexualité, comme tout autre aspect de notre vie, est imprégnée de notre passé, ou plutôt de tout ce qui n’est pas vraiment « passé ». Ces histoires inachevées nous poursuivent sous forme de traits négatifs, qui se manifestent comme des attitudes figées là où l’élan de vie devrait s’exprimer avec grâce et fluidité. Ces traits se traduisent sur une échelle allant de l’obsession à la répression : dans un cas comme dans l’autre, l’énergie vitale est bloquée, soit par excès, soit par manque. Voici deux exemples. « Harry passe sa vie à courir après les femmes. En tournée pendant de longs mois, ce musicien ne manque pas d’occasions, surtout lorsque la troupe s’arrête dans une ville. Quand il renonce aux tournées pour emménager avec sa compagne, il a beaucoup de mal à ne pas imaginer sa prochaine conq





