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Société

Sunulife · lun. 7 sept. 2026 · 2 min de lecture

« 30 jours pour le juste prix » : quand la colère du quotidien s’empare de la toile

« 30 jours pour le juste prix » : quand la colère du quotidien s’empare de la toile
En bref

Au Sénégal, la campagne citoyenne « 30 jours pour le juste prix », née sur les réseaux sociaux, fédère témoignages et colère contre la hausse des prix. Elle révèle un quotidien difficile, unit citoyens et diaspora, et interpelle les pouvoirs publics sur la justice économique et la dignité.

Dakar, septembre. La chaleur humide de l'hivernage colle à la peau, mais dans les ruelles de la capitale comme dans les conversations virtuelles, un autre feu couve. La campagne « 30 jours pour le juste prix » n'est pas un simple hashtag éphémère ; c'est un cri collectif qui a éclaté sur les écrans et dans les cœurs. Lancée par un collectif d'influenceurs et de citoyens, présentée comme apolitique, elle a déclenché en quelques jours une avalanche de témoignages d'internautes abasourdis par l'envolée des prix. Du pain à l'huile, du riz au loyer, chaque poste du budget familial devient un champ de bataille. Et si vous vivez à Paris, à Montréal ou à New York, vous connaissez ce pincement au cœur quand le mandat à la famille doit couvrir plus que l'essentiel. Ici, ce n'est pas une crise abstraite : c'est le quotidien qui se resserre, qui étrangle.

Cette campagne n'est pas née dans les salons feutrés de la politique, mais dans l'urgence des marchés et la frustration des fins de mois. Elle porte un nom qui claque comme un slogan : « 30 jours pour le juste prix ». L'idée est simple, presque dérangeante par sa clarté : pendant un mois, des citoyens ordinaires partagent leurs factures, leurs listes de courses, leurs calculs désespérés. Les réseaux sociaux, souvent accusés de superficialité, deviennent ici une caisse de résonance pour une colère légitime.

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