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Sunulife · jeu. 4 juin 2026 · 2 min de lecture
Le risque, ce bouclier invisible qui freine l'Afrique

Au Africa CEO Forum 2026, à Kigali, on a beaucoup parlé de capitaux, de réformes, de startups à la conquête du monde. Mais un livre blanc a discrètement déplacé le curseur. Intitulé *Unlocking Africa's Growth Potential: The Strategic Role of Insurance and Reinsurance*, il pose une question qui dérange : et si le véritable angle mort de notre croissance n'était ni le manque de projets ni l'absence d'ambition, mais notre faible capacité à encaisser les chocs ? Car c'est bien là le problème. On parle sans cesse d'investir, de construire, de bondir en avant. Mais on oublie une vérité fondamentale : la croissance ne vaut que si elle est résiliente. Au Sénégal, comme ailleurs sur le continent, chaque crise — climatique, sanitaire, politique — vient rappeler à quel point nos économies sont fragiles, exposées, sans filet. Le rapport le dit sans détour : l'assurance et la réassurance ne sont pas de simples produits techniques réservés aux financiers. Ce sont des instruments de stabilité, des boucliers budgétaires, des leviers pour mobiliser des capitaux de long terme. Le constat est d'autant plus amer que le potentiel est immense. Nous avons des entrepreneurs audacieux, des ressources naturelles abondantes, une jeunesse qui ne demande qu'à créer. Mais sans mécanismes solides pour absorber les risques, chaque pas en avant peut être anéanti par une secousse imprévue. Le livre blanc invite les décideurs à repenser l'assurance non comme une contrainte, mais comme un accélérateur de croiss





