Aller au contenu principal
Retour Au Pays

Sunulife · sam. 4 juil. 2026 · 2min de lecture

L’été au pays : quand la diaspora malienne brave les difficultés pour retrouver le Mali

L’été au pays : quand la diaspora malienne brave les difficultés pour retrouver le Mali

L’été au Mali n’est jamais un long fleuve tranquille. Cette année, le décor est encore plus sombre : les attaques des groupes armés s’intensifient, et les pénuries de carburant, d’électricité et d’eau rythment le quotidien. Pourtant, dans les aéroports de Bamako, les retrouvailles familiales continuent. Car pour la diaspora malienne en France, que vous soyez à Paris, Lyon ou Marseille, rentrer au pays pendant les congés n’est pas un luxe — c’est une nécessité viscérale. Chaque été, le même rituel : on boucle les valises, on prépare les cadeaux, on prend l’avion avec un mélange de joie et d’appréhension. Les conversations entre expatriés, avant le départ, tournent autour des mêmes questions : « As-tu entendu ce qui s’est passé à Gao ? » « Comment vas-tu faire pour l’électricité chez ta mère ? » Mais personne n’envisage sérieusement d’annuler. Renoncer à ses congés au Mali, ce serait renoncer à une part de soi-même. Ce n’est pas de l’inconscience. C’est une forme de résistance silencieuse. La diaspora malienne sait que le pays traverse une crise sécuritaire et économique sans précédent. Mais elle sait aussi que c’est précisément dans ces moments-là que la présence des siens compte le plus. Les familles attendent, les villages attendent, et la tradition des « vacances au bled » reste un pilier de l’identité malienne, même à des milliers de kilomètres. Bien sûr, les difficultés sont réelles. Les files d’attente devant les stations-service, les coupures de courant qui interrompent