Perspectives
SenePlus · jeu. 11 juin 2026 · 2 min de lecture
Diomaye contre Sonko, le match des légitimités

Le Sénégal semble entrer dans une nouvelle phase politique marquée par une coexistence fragile entre deux centres de pouvoir. Dans une note d’analyse publiée le 10 juin 2026, Timbuktu Institute décrypte les recompositions politiques à l’œuvre depuis le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature et la nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô comme nouveau Premier ministre.
Selon le think tank, la formation du nouveau gouvernement, annoncée le 1er juin par le président Bassirou Diomaye Faye, constitue un tournant politique majeur. Composé de 30 ministres, le nouvel exécutif se distingue par la quasi-absence du Pastef, pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale et dirigé par Ousmane Sonko, désormais président de cette institution. Le gouvernement est principalement composé de technocrates et de personnalités réputées proches du chef de l’État, tandis que plusieurs figures influentes du Pastef, qui occupaient auparavant des ministères stratégiques comme l’Intérieur, la Justice ou le Pétrole, ont été écartées.
Le rapport souligne toutefois quelques exceptions, à l’image de Yankhoba Diémé, maintenu au gouvernement comme ministre des Forces armées, malgré la décision du Pastef de ne pas participer à l’exécutif en raison de désaccords sur sa composition. Des alliés politiques du parti, comme Moustapha Guirassy à l’Éducation nationale ou Déthié Fall aux Infrastructures, figurent également parmi les rares continuités.





