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Sénégal

SenePlus · lun. 25 mai 2026 · 1min de lecture

Wade éclaire le limogeage de Sonko

Wade éclaire le limogeage de Sonko
En bref

Abdoulaye Wade théorisait que tout président réagit instinctivement face à un Premier ministre menaçant. Une "loi biologique" du pouvoir, rappelée il y a quatre mois dans l'émission "Mémoire d'un continent"

Il y a une phrase qu'Abdoulaye Wade a prononcée pour justifier le limogeage de Moustapha Niasse en 2001 et qui résonne aujourd'hui comme une règle d'or de la présidence sénégalaise. "Un Premier ministre doit jouer son rôle de Premier ministre et non pas son rôle de président potentiel", déclarait-il. Elgas la citait dans "Mémoire d'un continent" sur RFI le 9 janvier 2026. Quatre mois plus tard, Bassirou Diomaye Faye a limogé Ousmane Sonko.

Wade avait été plus loin dans sa théorisation. Il expliquait avoir congédié Niasse parce que celui-ci disait aux gens : "Je suis avec Wade, mais lui il s'en va, moi je serai bientôt président." Pour l'ancien chef de l'État, cette attitude était simplement inacceptable. "Quel est le président dans le monde qui accepterait ça ?", demandait-il dans l'archive citée par RFI.

Wade avait même formulé ce qu'il appelait une "loi biologique" du pouvoir : "Tout corps qui se sent menacé réagit." Une formule lapidaire qui explique, selon lui, pourquoi tout Premier ministre affichant des ambitions présidentielles finit par provoquer sa propre chute. "Il faut que les gens se mettent ça dans la tête. On ne menace pas les gens d'une manière ou d'une autre", ajoutait-il.