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Sénégal

Sunulife · sam. 13 juin 2026 · 2min de lecture

Pastef : une nouvelle démission qui interroge la cohésion interne

Pastef : une nouvelle démission qui interroge la cohésion interne
En bref

Le Dr Mohamed Lat Sack Diop quitte la direction des Archives du Sénégal, invoquant une divergence de principes. Au-delà d’un départ individuel, c’est l’unité du parti au pouvoir qui se trouve sous les projecteurs.

Le parti Pastef, qui incarne la rupture et la souveraineté retrouvée, traverse une nouvelle secousse. Ce samedi, le Dr Mohamed Lat Sack Diop a annoncé sur Facebook sa démission du poste de Directeur des Archives du Sénégal, poste qu'il occupait depuis la victoire de son camp. Une lettre remise la veille au Secrétariat général du Gouvernement, et des mots qui pèsent : « Je démissionne de ce poste car je pense que deux camps ou équipes qui n’ont plus les mêmes principes, les mêmes convictions… » La phrase reste en suspens, mais le constat est clair. Ce départ n’est pas un simple mouvement administratif. Il s’inscrit dans une série de défections et de tensions qui agitent la galaxie Pastef depuis plusieurs mois. Le parti, porté par une promesse de refondation, doit aujourd’hui composer avec des fractures internes que le pouvoir exacerbe. Le Dr Diop, figure intellectuelle et proche du président, ne part pas en silence : son message, public, ravive les interrogations sur la cohésion d’un mouvement qui se voulait unitaire. Pour le Sénégal, ces remous ne sont pas anodins. Pastef n’est pas un parti comme les autres : il incarne une génération politique, une espérance née dans les luttes. Chaque démission, chaque éclat, est un signe que la mécanique du pouvoir peut user les idéaux. Reste à savoir si cette secousse est une simple purge ou le symptôme d’une dérive plus profonde. L’histoire retiendra que le Dr Diop a préféré les principes au poste. Un geste qui, dans un pays où la loyauté partisane est souvent érigée en vertu cardinale, a valeur de témoignage. Et qui pose, une fois de plus, la question que tout Sénégalais suit avec attention : le projet Pastef tiendra-t-il face aux réalités du pouvoir ?