Sénégal
Sunulife · sam. 13 juin 2026 · 2 min de lecture
Dette et souveraineté : le Frapp somme Sonko et Al Aminou Lô de dire non au FMI

En bref
À l'approche d'une mission du Fonds monétaire international à Dakar, le Front pour la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine monte au créneau. Une lettre adressée au Premier ministre et au président de l'Assemblée nationale pose une ligne rouge : pas de restructuration de la dette qui hypothéquerait l'avenir du Sénégal.
Le FMI n'a pas encore posé ses valises à Dakar que déjà l'orage gronde. Le Frapp – Front pour la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine – a pris les devants en adressant une lettre ferme au Premier ministre Al Aminou Lô et au président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko. Leur message est clair : toute restructuration de la dette serait une trahison. Pour le Frapp, il ne s'agit pas d'une simple question technique. Derrière les chiffres et les échéanciers se joue l'essentiel : la capacité du Sénégal à décider de son propre destin. Accepter une restructuration sous la houlette du FMI, c'est accepter de voir les marges de manœuvre du pays se réduire encore un peu plus, au nom d'une orthodoxie économique qui a déjà montré ses limites ailleurs sur le continent. Cette prise de position intervient alors que le nouveau pouvoir, porté par une promesse de rupture, doit montrer qu'il ne cède pas aux mêmes logiques que celles qu'il a combattues. Le Frapp rappelle ainsi que la souveraineté ne se décrète pas seulement dans les discours, mais se prouve dans les choix concrets, face aux institutions financières internationales. La balle est désormais dans le camp de Sonko et Lô. Leur réponse dira si le Sénégal de 2024 est prêt à marcher sur ses propres jambes, ou si les vieux réflexes de dépendance ont la vie dure.


