Aller au contenu principal
Publicité
Communaute

Sunulife · ven. 3 avr. 2026 · 2min de lecture

CAN 2025 : Quand la CAF blesse le panafricanisme au cœur

CAN 2025 : Quand la CAF blesse le panafricanisme au cœur

La finale de la CAN 2025 a laissé un goût amer, mais les décisions qui ont suivi portent une blessure plus profonde. La Confédération Africaine de Football, en retirant l'organisation au Sénégal et en instaurant un cycle quadriennal, a planté une épine dans la chair encore tendre du panafricanisme. Car cette compétition n'est pas qu'un tournoi sportif : c'est un rituel continental, un espace où se négocient, se célèbrent et parfois se heurtent nos identités africaines en mouvement. Que vous viviez à Dakar, à Montréal ou à Lyon, vous savez que la CAN transcende le football. Elle est ce moment bisannuel où les frontières héritées de la colonie s'estompent devant la géographie émotionnelle du continent. Les décisions de la CAF, prises dans les coulisses du pouvoir administratif, ignorent cette réalité vivante. Elles traitent la CAN comme un produit à optimiser, non comme un patrimoine culturel à chérir. Le passage à quatre ans rompt le rythme cardiaque de notre communion footballistique. Ce n'est pas une simple réforme calendaire : c'est une dilution de notre rendez-vous continental. L'Afrique, qui a tant lutté pour faire entendre sa voix dans les arènes internationales, se voit imposer un tempo qui affaiblit sa propre scène. La fréquence bisannuelle était une affirmation—un rappel que notre football écrit son propre récit, sur son propre tempo. Et le retrait du Sénégal ? Au-delà de l'injustice ponctuelle, cela révèle une mécanique décisionnelle opaque où les nations sont traité

Publicité
Publicité