Sunulife · mar. 26 mai 2026 · 2 min de lecture
Retour de Sonko à l'Assemblée : les forces vives crient au « coup d'État législatif »

L'initiative de PASTEF de réintégrer Ousmane Sonko au Parlement a mis le feu aux poudres. Les forces vives du pays, dans une déclaration conjointe, dénoncent un arbitraire qui menace l'équilibre institutionnel.
Le 24 mai, une déclaration conjointe des forces vives sénégalaises a secoué la scène politique. Elles accusent le parti au pouvoir, PASTEF, d'avoir franchi « la ligne rouge de l'arbitraire » en imposant le retour d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Pour ces organisations de la société civile, cette réintégration est illégale et s'apparente à un « coup d'État législatif ». Derrière les termes juridiques, c'est tout un équilibre institutionnel qui vacille. Au Sénégal, la séparation des pouvoirs est un acquis fragile, et chaque tentative de le contourner ravive les mémoires des luttes passées. Les forces vives, historiquement garantes de la démocratie, ne peuvent rester silencieuses face à ce qu'elles perçoivent comme une dérive autoritaire. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement de PASTEF suscite la controverse. Mais cette fois, le geste est perçu comme une attaque directe contre l'indépendance du Parlement. En réintégrant Sonko sans passer par les voies légales habituelles, le parti au pouvoir envoie un signal inquiétant : la loi peut être contournée pour servir des intérêts politiques. Pour les Sénégalais, cette affaire dépasse le simple cas Sonko. Elle pose la question de la solidité de nos institutions face aux ambitions partisanes. Les forces vives appellent à une mobilisation citoyenne pour défendre l'État de droit. Le silence, disent-elles, ne serait pas une option. Alors que le pays retient son souffle, une chose est sûre : la démocratie sénégalaise, souvent citée en exemple, traverse une nouvelle épreuve. Et c'est dans ces moments-là que se révèle la véritable force de notre peuple.

