Sunulife · lun. 25 mai 2026 · 2 min de lecture
Pr Moussa Diaw : « Aucun obstacle légal ne s’oppose à la reprise du mandat parlementaire de Sonko »

Alors que le débat politique s’enflamme autour du retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale après son limogeage de la Primature, le Pr Moussa Diaw de l’UGB tranche : la voie juridique est libre. Une analyse qui redessine les lignes du jeu politique sénégalais.
Le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature a rouvert une séquence politique que beaucoup croyaient refermée. Mais la question de son retour à l’Assemblée nationale, où il avait laissé un mandat en suspens, agite désormais les couloirs du pouvoir et les travées de l’hémicycle. Dans ce climat chargé, le Pr Moussa Diaw, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, apporte une clarification qui coupe court aux spéculations. Selon le constitutionnaliste, « aucun obstacle légal ne s’oppose à la reprise de son mandat parlementaire ». Une déclaration qui, venant d’une voix aussi autorisée, pèse lourd dans le débat. L’analyse du Pr Diaw rappelle que le droit parlementaire sénégalais prévoit des mécanismes clairs pour les situations de vacance et de reprise de mandat. En l’espèce, la démission de Sonko de son poste de Premier ministre ne saurait entraîner automatiquement la perte de son siège de député. La logique juridique, souligne-t-il, est distincte de la logique politique. Cette position universitaire vient contredire les interprétations qui, dans certains cercles, voyaient dans le limogeage une porte fermée à toute reconquête du perchoir. Elle redonne au contraire une perspective à ceux qui espèrent voir Sonko retrouver les bancs de l’opposition parlementaire. Au-delà du cas individuel, cette affaire pose une question de fond sur la stabilité des mandats et l’indépendance des pouvoirs au Sénégal. Le Pr Diaw, en rappelant les textes, invite à ne pas confondre les circonstances politiques et les règles de droit. Une leçon qui, dans le tumulte actuel, mérite d’être entendue.



