Sunulife · mar. 26 mai 2026 · 2 min de lecture
Ousmane Sonko à l’Assemblée : « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel »

L’ancien Premier ministre, fraîchement limogé, prend la présidence de l’Assemblée nationale avec une promesse solennelle. Entre divergences avouées avec Diomaye Faye et volonté d’apaisement, le député trace une ligne claire.
Soixante-douze heures après son limogeage, Ousmane Sonko n’est pas un homme abattu. Il est Président de l’Assemblée nationale. Et il le dit haut et fort : « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. » Une déclaration qui résonne comme un serment, adressée à ceux qui redoutaient une guerre des pouvoirs. Car les derniers mois avaient installé une tension feutrée au sommet de l’État. En début d’année 2026, alors qu’il était encore Premier ministre, Sonko avait lui-même confirmé des « divergences » avec le Président Diomaye Faye, évoquant même une « cohabitation douce ». Les mots étaient choisis, mais le constat était clair : l’harmonie parfaite n’était plus. Aujourd’hui, le député promet de ne pas transformer son nouveau poste en machine de guerre. Mais pour qui connaît la politique sénégalaise, cette promesse est aussi une mise en garde. Elle signifie qu’il aurait pu, s’il l’avait voulu, faire dérailler l’agenda présidentiel. Il choisit de ne pas le faire. Pour l’instant. Ce qui se joue ici dépasse les simples rapports de force entre deux hommes. C’est la maturité de notre démocratie qui est testée. Au Sénégal, nous savons que les institutions ne valent que par la volonté de ceux qui les animent. Sonko vient de poser un premier geste. Reste à voir si la suite sera à la hauteur de notre histoire.



