Sunulife · mar. 26 mai 2026 · 2 min de lecture
Menace sur le fauteuil présidentiel : Me Aïssata Tall Sall lance un avertissement solennel à Bassirou Diomaye Faye
Lors d'une conférence de presse du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, l'ancienne ministre et avocate de renom a mis en garde le chef de l'État contre l'inaction face à ce qu'elle qualifie de « diktat illégal de la majorité » à l'Assemblée nationale. Un appel pressant, teinté de gravité, qui résonne comme un ultimatum.
Le ton est grave, la voix posée mais ferme. Me Aïssata Tall Sall, figure respectée du barreau et ancienne ministre, a choisi la tribune du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal pour adresser au président Bassirou Diomaye Faye un avertissement qui ne laisse aucune place à l'ambiguïté. Ce n'est pas une simple critique politique : c'est une mise en garde constitutionnelle, presque prophétique, sur le destin d'une Assemblée nationale qu'elle voit déjà vaciller sous les coups de boutoir d'une majorité sans frein. « La solution, c'est le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui la tient en main », a-t-elle déclaré, avant d'en appeler solennellement au serment prêté par le chef de l'État – cet article 37 de la Constitution qui l'oblige à défendre et protéger les institutions. Car pour Me Tall Sall, l'Assemblée nationale est aujourd'hui menacée, non pas de l'extérieur, mais de l'intérieur, par une majorité qui impose son diktat en marge de la légalité. L'ancienne garde des Sceaux ne s'arrête pas là. Elle esquisse une trajectoire inquiétante : « Quand l'Assemblée nationale aura fini d'être soumise au diktat illégal de la majorité, c'est à son fauteuil que l'assemblée s'attaquera. » Une phrase qui glace, car elle dessine une logique implacable : après avoir affaibli le législatif, le pouvoir exécutif pourrait bien se retourner contre le président lui-même. Le message est clair : Diomaye doit agir, et vite, pour rétablir l'équilibre des pouvoirs avant qu'il ne soit trop tard. Dans ce Sénégal où la démocratie a toujours été un rempart, cette sortie de Me Tall Sall n'est pas anodine. Elle porte la voix d'une opposition qui refuse de voir les institutions se déliter sous ses yeux. Et si le président choisit le silence, l'histoire pourrait bien lui rappeler que les fauteuils, eux aussi, peuvent basculer.

