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Sénégal

Sunulife · lun. 1 juin 2026 · 2min de lecture

Convocations de députés : Pastef met en garde contre une justice instrumentalisée

Convocations de députés : Pastef met en garde contre une justice instrumentalisée
En bref

Guy Marius Sagna et Cheikh Bara Ndiaye convoqués par la gendarmerie. Dans l'air, le parfum d'une tension politique que le pouvoir refuse de laisser passer sous silence.

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Ce lundi 1er juin 2026, deux figures du parti Pastef, les députés Guy Marius Sagna et Cheikh Bara Ndiaye, ont été convoqués par la section de recherches de la gendarmerie nationale. Les motifs officiels de ces convocations restent flous, mais le contexte politique, lui, ne l'est pas. Depuis la formation de la Coalition Diomaye, les relations entre le pouvoir et certaines institutions oscillent entre méfiance et confrontation. Le parti au pouvoir ne tarde pas à réagir. Dans une déclaration ferme, Pastef met l'État « en garde contre toute instrumentalisation de la justice ». Une phrase qui résonne comme un avertissement, mais aussi comme un rappel : au Sénégal, la justice ne saurait être un outil de règlement de comptes politiques. Le précédent de la traque d'opposants sous le régime de Macky Sall est encore dans toutes les mémoires. Ces convocations interviennent dans un climat de forte tension. La Coalition Diomaye, qui a porté le nouveau pouvoir au sommet de l'État, voit dans ces actes une tentative de déstabilisation. Pour les partisans de Pastef, il ne s'agit pas d'une simple procédure judiciaire, mais d'un signe que les vieilles habitudes de l'ancien régime survivent dans les couloirs de la gendarmerie. Le Sénégal observe. Entre ceux qui craignent un retour des pratiques autoritaires et ceux qui appellent à laisser la justice agir, le débat est ouvert. Mais une chose est sûre : le pouvoir actuel ne laissera personne toucher à ses députés sans réagir. L'avenir dira si cette mise en garde suffira à éteindre les braises qui couvent sous la cendre politique.