Sunulife · lun. 25 mai 2026 · 2 min de lecture
Assemblée nationale : le retour de Sonko sous haute tension juridique

Convoquée en session extraordinaire ce mardi 26 mai, l'Assemblée nationale s'apprête à élire son nouveau président et à sceller le retour d'Ousmane Sonko, limogé de la Primature. Mais une bataille de procédure et d'interprétation juridique menace déjà de paralyser l'hémicycle.
Ce mardi 26 mai 2026, l’Assemblée nationale sénégalaise se réunit en séance plénière extraordinaire. L’ordre du jour est lourd : entériner l’élection d’un nouveau président de l’institution et acter le retour d’Ousmane Sonko, limogé de la Primature dans des circonstances qui continuent de diviser. Mais alors que les députés s’apprêtent à siéger, un contentieux juridique secoue les travées et au-delà. Au cœur de la polémique, des accusations de vices de procédure. Certains députés et constitutionnalistes contestent la légalité de la convocation, arguant que les textes en vigueur ne permettent pas un tel retour sans respecter des délais et des formes précises. Le débat sur la non-rétroactivité des lois est également ravivé : les nouvelles dispositions, adoptées après le limogeage de Sonko, peuvent-elles s’appliquer à sa situation ? La question divise jusqu’au sein de la majorité. Face à ces attaques, les défenseurs de la souveraineté parlementaire montent au créneau. Pour eux, l’Assemblée nationale est maîtresse de son règlement et de son ordre du jour. Toute ingérence extérieure, qu’elle vienne du judiciaire ou de l’exécutif, serait une atteinte à la séparation des pouvoirs. Une position qui trouve un écho certain dans un pays où l’indépendance du Parlement reste un acquis fragile et précieux. Au-delà du duel juridique, c’est bien un bras de fer politique qui se joue. Le retour de Sonko, figure clivante mais incontournable, cristallise les tensions entre les différentes sensibilités de la classe politique sénégalaise. Entre ceux qui voient en lui un homme providentiel et ceux qui redoutent une déstabilisation, l’issue de cette session extraordinaire pourrait redessiner les équilibres pour les mois à venir. Alors que les Sénégalais suivent ces débats avec attention, une certitude demeure : la démocratie sénégalaise, dans sa vitalité parfois rugueuse, continue de s’inventer sous nos yeux. Et ce mardi 26 mai, les murs de l’Assemblée nationale seront le théâtre d’un affrontement qui dépasse largement les simples questions de procédure.


